Le tournant égyptien.

Depuis plus d'un mois, l'Égypte se retrouve sous tension, alors que les affrontements continuent près du palais présidentiel. Images choc, car c'était la première fois que les Egyptiens descendaient dans la rue depuis le début du renversement de Hosni Moubarak, en janvier 2011. Ral de bol des conditions de vie, mais aussi inquiétudes autour de la déclaration constitutionnelle de Mohamed Morsi, qui a été adoptée la semaine passée, et dont 64% des Egyptiens ont voté pour. L'ombre des pratiques du pouvoir d'Hosni Moubarak plane sur le Caire, et évidemment cette dérive dictatoriale n'est pas prête de passer!

 

Même si Mohamed Morsi, l'homme fort du pouvoir, joue l'apaisement, en déclarant que " tous sont égaux devant la loi, et devant cette constitution ", de l'avis des observateurs, une dictature commence à voir le jour, même si l'Occident veut croire que rien n'est encore joué! En effet, face aux pouvoirs de M.Morsi, et de la possibilité d'installer une théocratie, il y'a des forces laïques, unies cette fois, et l'armée, clé de voûte du système, alliée aux investisseurs nationaux et étrangers. Sans compter à l'extérieur, l'Union européenne et les États-Unis, qui se sont déclarés inquiets, même s'ils sont reconnaissants à l'Égypte d'avoir joué un rôle important dans la trêve entre Israël et Gaza.

 

La prochaine étape est l'organisation des élections législatives, et cela est loin d'être gagné, pour le pouvoir en place. Une chose est sûre, l'Egypte ne sera jamais l'Iran et nous devons, en Europe, soutenir les forces démocratiques. Et à nos amis de l'Adfe du Caire, et d'Alexandrie, nous leur témoignons notre amitié en ces temps troublés, ainsi qu'à l'ensemble des Egyptiens.

Amine Cassim

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