Namaste, Ravi Shankar !

Le maître de la musique classique indienne n'est plus! Ravi Shankar s'en est allé rejoindre ses amis, et notamment Georges Harrison, dont on commémorait le 11ème anniversaire de son décès le 29 novembre. Ces deux là se sont connus dans les années 60, lorsque les musiciens ( les Beatles, les Rolling Stones...) étaient à la recherche de nouveaux sons. Shankar et Harrison ont passé beaucoup de temps ensemble, et le maître indien avait même participé au concert de Woodstock en 1969.

 

Les réactions à sa disparition furent nombreuses, tant il fut l'ambassadeur de la culture indienne. Ravi Shankar etait lié à son art, le sitar, pratiquant dès ses 4 ans, et il fit son premier concert à la salle Pleyel à l'âge de 11 ans. Et comme tout élève doué qui se respecte, appartenant à la caste des Brahmanes - la plus haute caste en Inde - , Ravi Shankar avait un gourou, Alla Udin Khan, et durant sept années de discipline et de labeur, il prendra le chemin de l'initiation spirituelle et musicale. Dans ce monde là, on se lève avant le lever du soleil - en Inde, c'est 4h du matin -, et on travaille la musique pendant 14-15 heures par jour, sans compter les méditations, les partitions... Parfaite communion " entre les mains et l'esprit ", Ravi Shankar joue en attendant le verdict du maître.

 

" Quand je joue, je perds tout contact avec le monde extérieur, j'essaie de ressentir les choses hors de moi, et je suis pris d'une infinie tristesse, celle de ne pouvoir atteindre ce que je voudrais. Puis, j'essaie de m'en approcher, et plus je m'en approche au fil des notes, plus je me sens en paix. " Il faut aussi se rappeler sa rencontre avec Yehudi Menuhin, et Mstislav Rostropovitch, avec toujours cette idée de marier l'Orient et l'Occident. Très mal à l'aise avec le star-system occidental, il trouvait toujours refuge en Inde dans la méditation et le travail. Avec deux filles musiciennes ( Anouchka et Nora ), dans deux registres totalement différents ( l'une classique et l'autre pop ), Ravi Shankar laisse en héritage son talent et son humilité. Il est physiquement parti, mais sa musique restera éternelle.

 

Paix à son âme.

 

Amine Cassim

 

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