Notre ami, le Quatar.

Il ne se passe pas de semaines sans que le Qatar ne fasse la une de la presse. Un jour, son fonds d'investissement achète des palaces ( Le Martinez, le Concorde Lafayette, l'hôtel du Louvre, et le Palais de la Méditerranée ), le lendemain il investit massivement dans le sport hexagonal ( PSG, handball..), puis sur le marché de l'art, et depuis le début de l'année, le Qatar s'intéresse aux banlieues francaises. Cet accord, signé par Nicolas Sarkozy, et repris par le gouvernement Ayrault, est destiné à soutenir les projets emmenés par des entrepreneurs en zone rurale ou en banlieue. Et cerise sur le gâteau, le Qatar, sans passer par le statut de " membre observateur ", comme c'est habituellement la règle, vient d'être admis comme " membre associé " dans la Francophonie! Pas mal.

 

Il y'a tout de même un léger probleme. En Occident, le Qatar est vu comme un investisseur, soit dit en passant avec des conditions extrêmement avantageuses, puisque le pays ne paie pas d'impôt sur les plus values immobilières en France - mais au Nord-Mali, il joue un rôle qui ne se cantonne pas qu'aux " opérations humanitaires "! En effet, selon Hillary Clinton, " des fonds privés d'Arabie Saoudite et du Qatar constituaient la source la plus importante des groupes terroristes sunnites du monde entier ". La famille régnante, en finançant les djihadistes, visent les richesses du sous-sol sahélien, mais elle veut aussi ravir le leadership de la cause sunnite à la famille régnante d'Arabie Saoudite.

 

A l'heure ou François Hollande, à la tribune de l'ONU, s'inquiétait de la situation au Mali, ou nous avons 6 otages, et par extension au Niger, ou la France a de puissants intérêts, il est plus que temps de clarifier nos relations avec le Qatar. D'autant plus que nous serons engagés tôt où tard dans cette guerre, en soutenant l'Union Africaine militairement. On ne peut décemment accepter les investissements du Qatar d'un côté, et lui faire la guerre de l'autre! Mais sans doute que le cynisme est l'apanage des Etats.

 

Amine Cassim

 

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